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L’Architecture d’entreprise, le temps des illusions perdues ? Un changement radical d’approche

Suite de notre série de billets sur l’architecture d’entreprise, aujourd’hui : pourquoi un changement radical d’approche s’impose et quelles sont les étapes à respecter ?

Face à la difficulté que représente la mise en place d’une fonction architecture d’entreprise efficace et reconnue, les entreprises doivent agir avec plus de discernement et considérer cet investissement comme un investissement stratégique. Elles doivent le voir comme le développement d’une nouvelle capacité de l’entreprise : la capacité d’alignement continue entre la stratégie et le système d’information. L’énoncé même de cette capacité en montre le rôle de pivot entre métier et DSI. Il sous-entend qu’il s’agit d’une zone de copropriété métier- DSI, de collaboration, voire à l’extrême de fusion entre « business » et « IT ». Le développement de cette nouvelle capacité stratégique passe par la définition des processus, des ressources, des informations et des technologies nécessaires pour l’opérer.

Les étapes à respecter

  • Définir et formaliser entre métier et DSI la proposition de valeur souhaitée de l’architecture d’entreprise pour l’entreprise doit être vue comme l’acte fondateur. La vision, l’ambition, les buts et les objectifs doivent être partagés entre tous les actionnaires de l’architecture d’entreprise pour ne pas en hypothéquer d’emblée ses chances de succès.
  • Il convient ensuite de décliner cette proposition de valeur en une offre de services adaptée à chaque segment client de l’architecture d’entreprise, ce qui sous-entend qu’un travail de segmentation de ces derniers et d’identification des usages associés à chacun doit être conduit. Les activités d’architecture d’entreprise doivent être conçues en regard de cette offre de services (normalisation & standardisation, contrôle & régulation & arbitrage, cartographie du patrimoine, architecture stratégique, formation, marketing & communication, accompagnement des projets…).
  • Enfin le modèle de financement doit permettre de supporter la structure des coûts, qui doit intégrer parmi les coûts fixes, un budget annuel d’investissement pour enrichir le cadre d’architecture, pour cofinancer les travaux d’urbanisation en complément de la quote part à porter par les projets et un budget pour réaligner l’existant en cas d’évolutions sur les règles ayant un caractère rétroactif.
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